Quelle sont les meilleures écoles de journalisme ?

Aujourd’hui encore 80% des journalistes en France n’ont pas de formation. Un scandale ? Pas vraiment. Tout dépend du média où vous travaillez.

1. École ou pas école ?

La formation des journalistes est un concept récent qui s’est développé après 1945. Des écrivains comme Albert Londres, Gaston Leroux et Joseph Kessel n’ont jamais fréquenté une école de journalisme ce qui ne les a pas empêché de devenir d’illustres reporters. Et bien que le prix « Albert Londres » récompense chaque année depuis 1933 le meilleur « Grand Reporter de la presse écrite », Albert Londres n’a jamais eu de carte de presse. Ceci démontre que la formation n’est pas indispensable au métier. Elle vous permet toutefois de maîtriser les bases rédactionnelles, de connaître les règles du métier et de crédibiliser votre candidature auprès des employeurs. Mais au final, tout dépend du média. Un magazine comme Sciences et Vie est essentiellement rédigé par des scientifiques et des professeurs d’université, tout comme Tennis Magazine est écrit par des sportifs. La presse spécialisée s’adresse à des passionnés. Leur travail consiste davantage à creuser un sujet de niche qu’à commenter un événement. Il ne vous sera donc pas indispensable d’intégrer une école pour rejoindre la rédaction d’un magazine spécialisé. Votre passion et vos connaissances pointues du domaine feront mieux l’affaire.

La presse généraliste, elle, est plus regardante sur les diplômes. Des médias comme TF1Radio France ou L’Express ont besoin de journalistes parfaitement opérationnels pour couvrir une actualité très vaste (politique, international, économie). Les candidats doivent donc posséder une excellente culture générale, un bon esprit d’analyse et une forte réactivité.

2. Les meilleures écoles

L’école supérieure de journalisme de Lille (ESJ) et le Centre de formation des journalistes (CFJ) sont de loin les plus reconnues et constituent une excellente carte de visite dans la profession. Les rédactions des télévisions, des radios et des grands journaux nationaux recrutent volontiers les élèves de l’ESJ Lille et du CFJ Paris car la plupart en sont eux-mêmes issus et connaissent parfaitement leur qualification. Pour y accéder, vous devez passer un concours de niveau Bac+2 minimum puis vous acquitter des frais de scolarité annuels qui s’élèvent à 3900 euros pour le CFJ Lille et 4960 euros pour le CFJ Paris. Au final : une soixantaine de places pour des centaines de candidats. Une fois admis, vous bénéficiez d’une solide formation théorique et pratique du journalisme sur un cursus de deux ans (audiovisuel, radio, presse écrite, web, multimédia). Vous pourrez aussi effectuer des stages dans certains médias et créer les bases de votre réseau (le meilleur atout du journaliste).

Voici la liste complète des 14 établissements reconnus qui répondent aux critères de la convention collective des journalistes en ce qui concerne les méthodes pédagogiques et l’association du corps enseignant à la profession  :

  1. École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille)
  2. Centre de formation des journalistes (CFJ Paris)
  3. École de journalisme de Sciences Po Paris
  4. Centre universitaire d’enseignement du journalisme, CUEJ-Strasbourg
  5. École des hautes études en sciences de l’information et de la communication, Celsa-Paris IV
  6. École de journalisme et de communication de Marseille, EJCM
  7. École de journalisme de Toulouse, EJT
  8. École de journalisme de Grenoble, EJDG
  9. Institut Français de Presse (IFP-Paris II)
  10. Institut pratique de journalisme (IPJ-Paris)
  11. L’Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine (IJBA)
  12. IUT de Lannion département « Information Communication »
  13. IUT de Tours département « Information Communication » (EPJT)
  14. IUT de Nice Cennes (EDC)

3. Le CFPJ : pour se former en entreprise

Le groupe CFPJ est le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes. Créé en 1972 il intègre l’école du CFJ mais aussi deux autres centres : le CPJ (Centre de perfectionnement des journalistes) et le CIM (Centre d’information sur les médias). Le CPJ et le CIM proposent des modules de formation aux salariés d’entreprises grâce à des horaires adaptés.

La formation peut être continue en s’étalant sur deux ans à raison d’une journée par semaine. Pour des sessions rapides, le centre envoie un formateur durant quelques jours directement dans l’entreprise pour dispenser la formation aux salariés . La formation est certes un peu light bien qu’elle coûte cher (3000 euros l’année) mais elle donne quelques bases pour apprendre le métier.

4. Les autres écoles

À l’instar des écoles de cinéma, les écoles de journalisme  privées (qui sont parfois les mêmes) se bousculent pour attirer les jeunes candidats et surtout leur portefeuille. Comptez de 6000 à 8000 euros de frais scolaires pour une seule année (le cursus dure généralement 1 ou 2 ans). Si vous avez la chance d’être financé par votre employeur, cela vous enlève une sérieuse épine du pied. Sinon, un crédit bancaire est à prévoir. La formation, elle, est parfois moyenne. Écrire un article de temps en temps, raccourcir des articles piochés dans la presse pour en faire des brèves, apprendre à utiliser un Mac ou un PC pour maquetter des articles, connaître le jargon de base du rédactionnel (chemin de fer, feuillet, chapeau, titre, encadré) et rechercher des infos sur Internet ou faire du micro-trottoir. Les professeurs ? Des pigistes ou des journalistes en rédaction dont les horaires décalés permettent d’arrondir leur fin de mois. Ces écoles sollicitent aussi des intervenants « prestigieux » (des animateurs télé) pour dispenser des conseils aux élèves lors de conférences et de séminaires.

5. À quoi sert la carte de presse ?

carte-de-presseCréée par la loi de 1935, la carte de presse n’est pas délivrée par une école de journalisme mais par la commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP). Pour l’obtenir il faut travailler trois mois consécutifs (comme salarié ou pigiste) dans une société de presse souscrivant à la convention collective des journalistes. Les deux premières années cette carte vous est délivrée en tant que stagiaire (1 an si vous êtes diplômé d’une école reconnue par le SNJ). La carte de presse n’est pas obligatoire pour exercer la profession de journaliste mais elle certifie votre statut et vous permet d’accéder (souvent gratuitement) à la plupart des événements (salons, musées, châteaux, expositions, événements sportifs). Elle sert également de justificatif aux impôts pour bénéficier de « l’allocation de frais pour l’emploi » autrement dit la déduction fiscale de 7650 euros. Vous avez donc tout intérêt à la demander chaque année, moyennant un petit chèque annuel d’environ 25 euros à l’ordre du CCIJP.

6. Le marché du travail

Comme d’habitude, on vous dira que le marché est bouché et que dénicher un poste est très difficile. C’est vrai, car le journalisme est un métier de réseau. Rencontrer les gens, discuter avec eux, proposer des piges aidera à vous constituer ce fameux carnet d’adresses. Les rédacteurs en chef étant des gens souvent pressés, envoyez leur un sujet plutôt qu’un CV. Les débuts sont difficiles et passent parfois par des années de piges avant d’intégrer une rédaction. Ce n’est pas forcément une tare. Être pigiste est un bon moyen de se former au métier.

Sur le plan économique, la presse connaît de profondes mutations pour ne pas dire une vraie crise. Malgré des subventions importantes, la presse papier souffre le plus notamment avec le développement d’Internet qui propose souvent les mêmes informations gratuitement et plus rapidement. Les rachats de journaux par des groupes financiers se succèdent avec à leur tête des dirigeants d’entreprise qui considèrent avant tout les médias comme un produit. Les plans sociaux réduisent les équipes rédactionnelles et l’on assiste à un changement des conditions de travail. Du côté de la radio et de la télévision, les emplois ne se bousculent pas non plus, bien que la TNT ouvre de nouvelles perspectives d’embauches. Au final, c’est surtout Internet qui créé des emplois de journalistes. Le problème est que ces postes sont souvent précaires ou peu rémunérés tout en réclamant des compétences très larges (rédaction, mise en ligne, recherche de photos). Les secrétaires de rédaction (qui corrigent les articles des journalistes) sont d’ailleurs en voie de disparition sur les sites d’information. Cela engendre des fautes d’orthographes à répétition dans les articles, et pas seulement sur les blogs mais aussi sur les sites de grands quotidiens nationaux comme ici avec lefigaro.fr.

Fautes d'orthographes dans un article du Figrao.fr

Bref, toute la profession doit aujourd’hui reconsidérer son modèle économique dans un monde où l’information est omniprésente et gratuite.

Un article publié dans Télérama en février 2009 décrit les conditions de travail assez inquiétantes (hélas de plus en plus banales) des journalistes de NextradioTV (BFM, BFMTV, RMC, 01net.com, La Tribune). Le système dit « low cost » consiste à mutualiser l’information sur différents pôles (loisirs, sport, politique) et à la répartir ensuite vers les médias en adaptant l’angle. Du coup, les journalistes ne sont plus attachés à un support mais à une entreprise, une sorte d’usine à infos.

La désaffection du public pour les médias traditionnels

Internet a multiplié les sources d’information mais en a aussi profondément bouleversé la culture. Jusqu’en 2000, la population française s’informait exclusivement via les médias traditionnels (télévision, radio, presse écrite) qui avaient le monopole des sources et de la diffusion. Aujourd’hui, une part croissante de la population française s’informe partiellement, voire exclusivement, par des sites d’information indépendants (blogs, WebTV) qui proposent un autre traitement de l’information et de façon parfois très professionnelle tout en étant gratuit. La baisse régulière des ventes de la presse papier – qui survit grâce aux subventions publiques – n’est qu’un symptôme de cette tendance. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. D’une part, on constate une perte de confiance progressive des lecteurs dans les médias de masse qui se focalisent trop sur le sensationnel, le symbolique et l’anecdotique (relations conjugales du président, affaire Cahuzac) au lieu de privilégier les sujets plus impactants sur la vie des citoyens comme les directives de l’Union Européenne. Cette « malinformation » entraîne un décalage entre la presse et l’opinion publique. Le traitement de l’information sur la crise en Syrie et en Ukraine sont des exemples où une majorité de la population désapprouvait l’ingérence occidentale alors que les médias la souhaitait ouvertement.[/callout]

Les MédiacratesLes Médiacrates

Véritable plaidoyer pour l’équilibre des pouvoirs et l’indépendance totale de la presse, Les Médiacrates est un ouvrage de Jean Nouailhac, ancien grand reporter à L’Aurore. Pourquoi les journalistes ne disent-ils pas la vérité ? Pourquoi n’exercent-ils plus leur rôle de contre-pouvoir ? Parce que le « quatrième pouvoir » est malade. Une lecture vivement recommandée aux étudiants en journalisme et à ceux en exercice (éditions L’Archipel).

Les brochures vidéo se développent dans les entreprises

Depuis 2013, un nouvel outil marketing se répand dans les entreprises : la brochure vidéo. Fabriquée en Chine, elle mêle le papier à l’électronique en intégrant un écran dans sa couverture pour lire des vidéos depuis une mémoire interne.

Le développement de la vidéo dans la communication des entreprises a incité certaines usines chinoises à ré-inventer la traditionnelle brochure commerciale en lui ajoutant un écran LCD, des boutons de lecture, une mémoire interne et une prise USB pour recharger la batterie et copier les vidéos.

« L’impact des brochures vidéo est immédiat. Dès l’ouverture la vidéo se lance et provoque l’étonnement et la curiosité. C’est un excellent outil marketing qui retient plus l’attention qu’un simple flyer », explique Michelle Wong, business developer chez HK MARKET. Cette société basée à Hong Kong près de Shenzhen s’est spécialisée dans la commercialisation des brochures vidéo sur son site hkmarket.asia allant de la carte de visite au format A4.

Les V-sensor sont des brochures dotées de mini-capteurs qui change la vidéo à chaque page.
Les V-sensor sont des brochures dotées de mini-capteurs qui change la vidéo à chaque page.

« Notre première brochure est née sous l’appellation V-book en 2013 (V pour vidéo) que nous exportons dans le monde entier. Nous proposons aujourd’hui une dizaine de déclinaisons avec des fonctions avancées comme le V-sensor qui possède des capteurs pour changer la vidéo lorsque vous tournez une page, et le V-box qui est un emballage de produit avec un écran. », ajoute Michelle Wong.

Quid du prix ? Il varie selon le format de la brochure (A4, A5, A6), la taille de l’écran (2.4 à 10 pouces), la capacité de la mémoire (128 Mo à 8 Go), et bien sur la quantité. Les commandes sont généralement acceptées à partir de 100 unités pour un prix hors taxe oscillant entre 20 et 40 dollars. Mais le tarif peut chuter à 10 ou 15 dollars sur des milliers d’exemplaires.

« Les prix ont beaucoup diminué grâce à la baisse des coûts des composants électroniques. En 2013, nous vendions une brochure vidéo A4 à 70 dollars, elle est aujourd’hui à 30 dollars. » se souvient Michelle Wong.

Qui sont les acheteurs ? Principalement des agences de communication qui recherchent des supports originaux et efficaces pour leurs clients, mais aussi des grands groupes qui veulent communiquer avec leurs filiales, des marques de voiture pour emballer des notices avec les clés, des distributeurs pour leurs magasins, et parfois des imprimeurs. Une chose est sure, la vidéo a donné un nouveau souffle à la brochure papier qui reste un support incontournable.

« Les réseaux sociaux et les newsletter ont l’avantage d’être rapides et gratuits mais ils ne suffisent pas. Les clients apprécient toujours un support physique qu’ils peuvent regarder n’importe où et sans ordinateur. », conclue Michelle Wong.

Les écoles de journalisme s’adaptent aux nouveaux médias

La rapidité du Web et le développement des chaînes d’info continu ont incité les écoles de journalisme à adapter leurs méthodes d’apprentissage. C’est le cas de certains établissements privés qui axent leurs programmes sur des formations techniques et des stages professionnels. 

Internet a révolutionné le monde de l’information et créé de nouveaux médias, de nouveaux lecteurs, et a fortiori, de nouveaux journalistes. Les écoles ont du coup adapté leurs programmes de formation pour répondre aux besoins des rédactions. C’est le cas de l’Institut Européen de Journalisme (IEJ) dont le cursus s’effectue en trois ans pour l’obtention d’un Bachelor certifié par l’État avec de longues périodes d’immersion dans les médias et des options spécialisées : radio, télévision, presse papier & Web, journalisme sportif, investigation, etc. Equipé d’un studio avec fond vert et d’un plateau TV/radio, l’IEJ permet des mises en situation des élèves en fournissant également du matériel d’enregistrement audio et vidéo. La réalisation et le montage vidéo sont particulièrement mise en valeur pour apprendre à produire du contenu aussi bien pour le Web que pour les chaînes TV. Car plus que jamais, les journalistes doivent être polyvalents.

« Désormais nos diplômés doivent être capables de se servir aussi bien d’un stylo, d’un micro, d’une caméra, que d’un CSS. Pour s’intégrer naturellement dans cet univers hautement concurrentiel ils doivent être parfaitement polyvalents avant de se spécialiser dans leur domaine de prédilection. », explique Magali Bonavia, directrice de l’IEJ Paris.

Les cours sont assurés par des professionnels des médias et de l’audiovisuel, avec la visite d’intervenants lors de conférences et de séminaires comme Bruce Toussaint (itele).

L’IEJ est un établissement privé (hors contrat). Pour être admis, les candidats doivent avoir un baccalauréat, passer un test d’admission avec un entretien. Les frais de scolarité s’élèvent à 6800 euros par an soit le prix moyen d’une école privée de journalisme ou d’audiovisuel.

Voir la fiche de l’IEJ sur le site de L’Etudiant

Les écoles en management hôtelier : un bon tremplin pour une carrière internationale

Si les écoles d’ingénieur et de commerce ont toujours la cote, les candidats se tournent de plus en plus vers les écoles de management en hôtellerie. Ces dernières fournissent une formation pointue et des compétences en ressources humaines souvent prisées par les entreprises dans des secteurs qui vont bien au-delà de la restauration.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser aux diplômés des écoles hôtelières. Ces derniers présentent plusieurs qualités comme le souci du client, le sens du service et du travail bien fait, une très bonne présentation (costume, tailleur) avec une parfaite maîtrise de l’anglais, sans rechigner sur des horaires de travail longs ou décalés.

Pour cela, les écoles en hôtellerie dispensent des formations très axées sur la pratique, très opérationnelles, très internationales (il faut maîtriser l’anglais), et qui, dès le niveau Bachelor (3 ou 4 ans après le bac), permettent d’accéder très vite à d’importantes responsabilités. Le tout dans un secteur, le tourisme et l’hôtellerie de luxe, qui connaît une forte croissance mondiale, notamment en Asie et au Moyen-Orient.

Parmi les écoles internationales de management hôtelier, la Suisse abrite à elle seule 5 des meilleures écoles au monde (classement TNS Sofres 2010) avec en tête de liste l’École hôtelière de Lausanne (EHL.edu). Celle-ci propose trois programmes d’études de niveau universitaire (Bachelor, Master, Executive MBA) avec de multiples débouchés de carrières internationales dans l’industrie de l’accueil. Mais pas seulement. Les entreprises du luxe, de l’immobilier et du tourisme, ainsi que les banques recrutent également dans cette école de renommée internationale où 60% des étudiants sont étrangers. Pour y entrer, les candidats doivent passer une procédure d’admission marathon : dossier scolaire, test d’anglais, test de logique, jeu de rôle, et entretien. Les frais de scolarité sont aussi sélectifs : comptez 150.000 francs suisses pour les 3 années de cursus soit 145.000 euros.

La qualité de la formation de ces écoles tient enfin à leur pragmatisme. Chaque élève doit commencer par le bas de l’échelle avec 4 mois de stages minimum dès la fin de la première année afin de connaître chaque échelon de l’hôtellerie et les métiers qui la compose. L’École hôtelière de Lausanne a même créé un incubateur (Beelong) dans son propre campus pour aider les étudiants à créer leur entreprise de restauration. Bref, les écoles de management hôtelier sont un excellent tremplin pour une carrière internationale, à condition d’en avoir la motivation, et les moyens.

Maobong : le massage cambodgien à Lyon

Située au coeur de la ville de Lyon, le salon de massage cambodgien Maobong fait revivre le massage traditionnel et ancien pratiqué au temps du royaume khmer.

Inutile de parcourir des kilomètres en avion jusqu’aux temples d’Angkor pour découvrir les techniques ancestrales du massage cambodgien. Le salon Maobong est un voyage en lui-même. Après vous être déchaussé, vous passez une porte cochère en bois peint qui laisse découvrir une salle de massage emprunte de quiétude sous une lumière tamisée. Étendu sur un tatami posé à même le sol, et habillé d’un simple appareil, vous confiez votre corps aux mains de Mao.

Mao Bong.
Mao Bong.

Cette jeune cambodgienne applique alors les techniques immuables de ses ancêtres khmers. Une pression sur les points principaux des méridiens, un massage musculaire, des étirements légers (bras, jambes, épaules et dos), et des tapotements musculaires légers avec paumes et tranches des mains s’enchaînent pour détendre peu à peu votre corps et votre esprit, au son de la musique douce. Un tasse de thé clôturera paisiblement votre voyage.

Ici, pas de caresses ni d’érotisme, le massage de Mao n’a d’autres buts que de soulager les personnes stressées ou fatiguées.

« Il arrive qu’une heure ne soit pas suffisante pour certaines personnes dont le corps est très tendu. Je poursuis alors mon massage car je ne peux interrompre un travail inachevé », explique Mao très consciencieuse.

Alors si le travail vous maltraite et que les soucis troublent vos nuits, contactez le salon Maobong pour réserver votre séance. Les témoignages sur son livre d’or vous donneront une idée du résultat.

Maobong – 72 rue de la Charité 69002 Lyon – www.maobong.com – 07 81 61 80 81 – Ouvert lundi (13h – 19h), mardi au samedi (10h – 19h). Tarifs à partir de 60 € (1h)

Comment sont manipulés les sondages ?

Le 3 novembre 2014, l’Institut d’études Odoxa publie pour RTL un sondage sur le bilan de François Hollande à mi-mandat. Le verdict est catégorique : 71% des Français souhaitent que les rênes du pays soient confiées à Manuel Valls plutôt qu’à François Hollande. Le même jour, Le Figaro publie sur son site un article intitulé: « 71% des Français souhaitent que Manuel Valls prenne les rênes du pays ».

L’article laisse alors penser que 7 Français sur 10 plebiscitent le premier ministre au poste de président de la République, ce qui est faux. Car la question initalement posée à un échantillon de 1006 personnes sur Internet était: « Pour cette deuxième partie du quinquennat, à qui de François Hollande ou de Manuel Valls, faites-vous le plus confiance pour décider des grandes orientations en matière économique et sociale ? »

Ce type de manipulation des sondages n’est pas rare. Il arrive même que les sondages soient présentés comme des résultats d’élections allant jusqu’à déformer le résultat.

Avant

Sondage Odoxa

Après

ArticleFigaro

La connaissance par l'image